La tradition fait remonter le château de Bruyères au VIème siècle, sans doute une contruction en bois, mais nous n'avons ni preuves archéologiques ou archivistiques à son sujet. Il faut attendre 1182 pour trouver, dans une donation faite par le duc Simon II à l'abbaye d'Autrey, la première indication d'un château à Bruyères. En 1196, l'empereur germanique Henry VI, se rend à Bruyères pour chasser. En 1285, le château est un chef-lieu de châtellenie, son entretien est asssuré par les villages dépendants de la châtellenie. En 1473, le château est occupé par les toupes de Charles le Téméraire. Le château est repris en 1475 aux bourguignons par les troupes de René II, grâce au stratagème d'un marchand laboureur de Bruyères, Varin DORON. Au cours des siècles le château subit de nombreuses dégradations dues au rigueurs climatiques. Dès la fin du 15ème siècle, jusqu'en 1575, le château fait l'objet de travaux d'entretien, de renforcement. Entre 1575 et 1633, la vétusté des bâtiments paraît nettement s'aggraver. De 1612 à 1618, un mystérieux prisonnier de marque est mis au secret au château. Pendant la guerre de Trente ans, le château est fortement endommagé, il fallait sans cesse trouver des fonds pour le consolider et l'entretenir. Un décret du 1er février 1636 ordonne à la population de démanteler le château, pierre par pierre, il sera utilsé come carrière. En 1763, la propriété, avec ses ruines, est rachetée parJ-N GUYOT, conseiller au baillage et chef de police à Bruyères, pour établir une manufacture de tapisseries et baguettes dorées, il fait faillite. La propriété est vendue le 26 avril 1776, à Jean- François GEORGEL, né à Bruyères, prêtre, docteur en théologie, diplomate et secrétaire du cardinal de ROHAN. Il fait boiser la colline, sécurise les ruines et restaure la chapelle castrale St-Blaise, qui sera plus petite que l'originale, et fait construire, en bas de la colline, une magnifique demeure avec son orangerie. A son décès, la propriété est vendue à J.L. VAUDECHAMP de Nancy, il ne fera aucuns travaux. Ensuite, en 1825, à un vétéran de la garde impériale P.Ch.E. MERLIN de Thionville. La propriété appartient toujours à ses descendants qui ont fait d'importants travaux de confortement du donjon et de la chapelle, seuls vestiges du château-fort encore visibles à ce jour.