Imposante bâtisse carrée, de 12 m de côté, grès rose provenant des carrières de Fiménil, surmontée d’un toit à quatre pans, rebâtie, en partie, sur les anciennes fondations et les caves. Elle se compose d’un rez-de-chaussée et d’un étage. Les façades éclairées par de grandes fenêtres rectangulaires, en arc segmentaires, sont caractéristiques de l’architecture de Lorraine du 18ème siècle. Sur la façade principale courent deux bandeaux de grès rose, pour indiquer les niveaux : trois fenêtres à l’étage, deux au rez-de-chaussée. Ces dernières encadrent un porche monumental, avec un arc surbaissé, encadré de deux pilastres, surmonté d’un fronton brisé, décoré par des motifs végétaux sculpté dans la pierre et rempli par le blason aux armes de Mgr SOMMIER martelé à la révolution. Sur la porte en chêne d’origine, on peut encore voir le marteau avec son emblème épiscopal. Une grande porte percée dans la façade sud permet d’accéder, par un perron de style, aux jardins. Dans la cuisine, on voit encore le four à pain avec ses colonnes toscanes en chêne. Sur les pierres de grés taillées, on peut voir les marques de tâcherons. Des communs avec un vivier, un moulin au bas de la propriété et des remises. Dans la cour d’honneur se trouve les dépendances : fontaine, bucherie, écurie et remise pour y entreposer le carrosse. A la mort du prélat, la propriété est vendue à Jean de La Marre, c’est un bien personnel, ce qui lui évite les dommages de la révolution, sauf le blason qui fut martelé en 1793. Après la révolution, elle devint la propriété de la famille Richard d’Aboncourt, Turnel, et au début du 20ème siècle, la famille Gégout, les propriétaires actuels qui firent d’importants travaux dans le respect de l’architecture. En 1940, le château est réquisitionné par les occupants, l’intérieur est fortement dégradé, mais il n’a pas été incendié en septembre 1944, contrairement aux maisons voisines dont l’ancien presbytère. Les grenades incendiaires jetées par les allemands dans le couloir n’ont pas provoqué d’incendie.